Il paraît qu’il se passe toujours quelque chose sur la Côte d’Azur. Mais dans notre esprit, Crossover fait office de déclic. Voir les flyers et les publications pulluler sur les réseaux sociaux font l’effet d’un déclic : il est temps de sortir de mettre fin à une phase de gentille hibernation.

Mercredi au Théâtre de Verdure, le festival propulsé par Panda Events nous a sortis de notre torpeur en couchant trois noms sur l’affiche de cette soirée d’ouverture : Alpha Wann, Griefjoy et The Shoes.

Un rappeur échappé de 1995, des Niçois qui ont fait leurs classes à deux pas de là et des Rémois que les British pourraient autant nous envier que le champagne. On a connu pire comme entrée en matière…

Pas encore dans le bon tempo, on a manqué le passage sur scène d’Alpha Wann. Dommage. A en croire la mine réjouie des kids du premier rang (et pas qu’eux) quelques instants plus tard, ça avait l’air plutôt bon.

Griefjoy a bien grandi

A la nuit tombée, Griefjoy (anciennement Quadricolor) a déboulé. Les régionaux de l’étape ont désormais dépassé le stade des tremplins où les copains viennent faire la claque et le nombre. Sorti le 22 avril dernier, leur deuxième album, Godspeed, a prouvé à ceux qui en doutaient encore que les quatre gars de Nissa la Bella en avaient sous le pied.

Guillaume Ferran et ses amis ont pris de l’envergure, ça se voit directement sur scène. Le groupe a mis l’électronique au cœur de sa musique. C’est parfois un peu dark et ça redevient nettement plus pop. Et ça fait souvent mouche, à l’image de Godspeed, Lights on  ou Why wait.

Le temps file, la foule kiffe. Le chanteur la joue encore plus couleur locale et endosse le maillot rouge et noir d’Hatem Ben Arfa. Comme à la maison.

The Shoes, sacrées pointures

Bracelet cashless au poignet, les festivaliers allaient se désaltérer. Une bonne idée avant le passage de The Shoes, annonciateur d’une bonne débauche d’énergie, que ce soit dans la fosse ou sous les projecteurs.

Malgré leur GIFs qui font rire et leurs clips foutraques en forme d’hommage aux tréfonds kitsch du web, il serait malvenu de ne pas prendre les Champenois au sérieux. Leur deuxième album, Chemicals, leur offre suffisamment de matière pour faire vriller le public. Qui, évidemment, a toujours Time to dance en tête depuis 2011.

Guillaume Brière et Benjamin Lebeau sont épaulés par leurs deux batteurs, Olivier Leclere et Thomas Dupuis. Un surplus de puissance bienvenu pour donner vie à leurs morceaux qui n’auraient pas juré dans une rave des 90’s.

Le show s’emballe, les memes de Dent de cuir s’étalent sur un écran à l’arrière de la scène. Drifted, Give it away s’enchaînent. Cette fois, c’est sûr, la saison bénie des festivals est bel et bien lancée.