Ça y est, on connaît les dates et l’intégralité de la programmation du Nice Jazz Festival (NJF) 2017. Rendez-vous du 17 au 21 juillet au Théâtre de Verdure et place Massena pour y écouter une trentaine d’artistes.

L’an passé, après l’attentat du 14-Juillet, l’intégralité du festival avait été annulée. C’est donc dans un contexte assez lourd que l’événement créé en 1948 fera son grand retour.

Comme on pouvait s’y attendre, les mesures de sécurité seront renforcées. Fouilles approfondies, agents supplémentaires et portiques à chaque entrée sont prévus.

Espérons que ces considérations peu réjouissantes laisseront rapidement place à l’essentiel, la musique. De ce côté-là, il devrait y avoir de quoi faire. De toute manière, avec un parrain nommé Herbie Hancock, il serait difficile de ne pas faire dans la qualité. On déroule l’affiche pour vous, en prenant soin d’entourer quelques noms…

Les guests les plus inattendus : IAM

Cela fait un moment que le NJF s’est ouvert à d’autres styles musicaux. Mais on ne s’attendait pas forcément à voir débarquer les rappeurs de la planète Marseille. Même si IAM est déjà passé pas mal de fois dans le département (et qu’on retrouvera la bande dans quelques mois à Nikaïa), on a bien envie de voir ce qu’ils ont prévu pour cette apparition.

  • Jeudi 20 juillet, avec Deluxe, Seramic, Daniel Freedman, Shae Maestro Trio et The Jazz Epistles featuring Abdullah Ibrahim & Ekaya & Hugh Masekela.

Le line-up le plus dense : celui de la soirée d’ouverture

On l’a dit, Herbie Hancock sera le parrain du NJF 2017. Evidemment, l’homme aux 14 Grammy Awards et aux 60 ans de carrière honorera la scène Massena de sa présence. Le clou d’une nuit durant laquelle on retrouvera les vétérans cool de De La Soul ou encore l’énergique Trombone Shorty (photo principale, © Mathieu Bitton).

On vous laisse fouiller la prog’ de fond en comble, mais ces messieurs ne seront pas seuls à faire le spectacle, loin de là.

  • Lundi 17 juillet, avec le septet Woman to Woman, le Becca Stevens Band et Roberto Fonseca « Abuc ».

Les « ladies » qu’on attend avec impatience : Mary J. Blige, Laura Mvula et Kadhja Bonnet

Une superstar du r’n’b US, une Britannique en pleine ascension et une Californienne tout en douceur : voilà un trio qui nous donne envie d’accélérer le temps pour arriver directement à cet été.

Après avoir connu une période moins faste, Mary J. Blige est bel et bien de retour. « Ranimée » par les jeunots Disclosure en 2014 sur l’album London Sessions, elle enchaîne avec Strength of a woman, un LP même pas encore sorti des cartons (il est prévu pour le 28 avril).

  • Mercredi 19 juillet, avec Cory Henry & The Funk Apostles, The Legendary Johnny O’Neal Trio, Sir The Baptist, Chinese Man et Tony Allen.

Laura Mvula, elle, n’a pas une aussi grande notoriété que sa « sister » nord-américaine. Mais la belle chanteuse soul au crâne rasé et au port altier est bourrée de talent. Elle nous l’avait notamment démontré avec Phenomenal woman, sublime mise en musique d’un poème de Maya Angelou.

  • Mardi 18 juillet, avec Con Brio, Ibrahim Maalouf, Samy Thiébault, Youn Sun Nah et Christian McBride’s new Jawn.

Avec ses 8 000 fans Facebook, Kadhja Bonnet joue encore dans la catégorie des poids plumes en terme de rayonnement. Mais la voix sensuelle et raffinée de la demoiselle ne mérite absolument pas d’être négligée.

Vendredi 21 juillet, avec Kamasi Washington, Matthieu Chédid, Pierre Marcus Quartet, Spirale Trio et Henri Teixier and The Skydancer 6.

Ces performances de solistes qui nous font saliver : Tony Allen et Kamasi Washington

Dans les gros festivals de jazz, les légendes intemporelles côtoient souvent leurs héritiers. Ils ne jouent pas forcément du même instrument, mais ils parlent assurément la même langue. Aussi, on a très envie d’écouter le géant Tony Allen, ancien batteur de Fela Kuti, rendre hommage à Art Blakey.

Et on piaffe déjà d’impatience à l’idée de fermer l’édition 2017 avec Kamasi Washington. « Partner in crime » de Kendrick Lamar, Snoop Dogg ou encore Lauryn Hill, adoubé par Herbie lui-même, l’homme venu d’Inglewood, un quartier chaud de Los Angeles, déboulera avec son saxo et sa folle énergie en bandoulière.