Bonne nouvelle pour les amateurs de lives enfiévrés et de découvertes musicales : cette année, Crossover arrive encore plus tôt dans la longue et savoureuse saison des festivals. Les dates à cercler de rouge sur votre agenda sont donc les 5, 6, 7 et 9 mai.

Vous pensiez faire relâche le 8 mai ? Raté, car l’événement offre une carte blanche aux établissements et clubs du Vieux-Nice (El Merkado, La Zonmé, Elektrische, G Club, Le Mixtape, Le Swing, etc.).

Côté budget, le pass 4 jours est affiché à 61,54 euros sur le site de Panda 06, qui organise cette intense série de concerts (entre 16,10 euros et 26,10 euros selon les soirées sinon). A ce tarif, vos déambulations de soiffards dans les bars cités un peu plus haut ne sont évidemment pas comprises. Mais le deal semble relativement honnête.

Fritz Kalkbrenner, Buraka Som Sistema et Rone en tête de gondole

Les 5 et 6 mai, direction le Théâtre de Verdure pour lancer comme il se doit ce rendez-vous qui avait tenu toutes ses promesses (la preuve ici, ici et ici).

En ouverture, on retrouvera Bonobo, qui avait laissé un excellent souvenir à ceux qui avaient assisté à leur élégante prestation à Pantiero l’an dernier. Dans un registre nettement moins planant et beaucoup plus suant, les Portugais de Buraka Som Sistema (photo principale) feront le show et épuiseront les twerkeuses les plus coriaces. Le contraste avec l’electro du Norvégien Cashmere Cat sera particulièrement intéressant.

Le lendemain, place à Fritz Kalkbrenner, frère de, mais pas que. Le Berlinois, frangin du très populaire Paul, creuse son sillon et enchaîne les dates un peu partout. Backstage, il croisera la bobine d’un autre marathonien du son, Rone. Natif de Boulogne-Billancourt, il est désormais un Allemand d’adoption, comme on peut le constater dans ses productions. Le trio electro-pop Jabberwocky, dont les titres sont dans l’air du temps, sera également de la partie.

Le 7 mai, on filera au Chantier Sang Neuf pour une nuit comme on les aime. Dans les anciens abattoirs de Nice, DJ Pierre, pionnier de l’acid house made in Chicago, secouera les jeunes et moins jeunes carcasses.

Le Français Worakls leur apportera un côté un peu plus « lumineux » avec sa techno minimale pour rooftops ensoleillés. Dans un autre registre, Matador devrait se fondre à merveille dans le décor brut de décoffrage qui lui sera offert. Nicolas Dermen et Oniris seront eux aussi là pour faire bouger comme un seul homme la foule massée devant eux.

Le 9 mai, Panda Productions proposera à ceux qui ont encore assez de force de se diriger vers les galets du Hi Beach pour y écouter Scuba, l’excellent Kid Francescoli (l’épithète est évidemment très subjective), Kosme et Orestt.

La programmation en un coup d’œil

Programme festival Crossover 2015