Dix ans et toujours pas sage. Toujours pas envie de faire comme les autres et d’aller là où l’attend. Pas le dernier pour vous faire remuer et vous embarquer dans des histoires improbables. Le Festival Pantiero restera ce gamin un peu turbulent qui fait tiquer tous ses profs mais qui amuse tellement ses copains, potache mais pas tache. Du 10 au 13 août, sur la terrasse du Palais des festivals à Cannes, d’autres phénomènes de son genre viendront lui rendre visite. On y sera.

Pour bien mesurer la qualité du Festival Pantiero, il suffit d’aller fouiller dans les archives et d’étaler sur la table les noms des artistes qui se sont succédé sur la scène cannoise. Justice, LCD Soundsystem, DJ Mehdi, The Streets, Dizzee Rascal, Vitalic, Metronomy, Yuksek, SebastiAn, Ebony Bones, Two door cinema club… Du détonant, du bizarre, du bluffant, de l’esbroufe ou du “ouf”. Pas une année sans qu’un groupe balance son talent à la face d’un public curieux et prêt à défricher (déchiffrer) toute la blogosphère pour mettre la main sur une nouvelle pépite, sur un EP renversant.

Pour sa dixième édition, le Festival Pantiero est resté droit dans ses bottes, switchant entre electro costaud, rock indé et pop artisanale programmation complète ici. Figure incontournable de la techno berlinoise, Paul Kalkbrenner sera très attendu, vendredi 12. Désormais adulé à travers toute l’Europe, le DJ au crâne rasé secouera les cheveux de ceux qui en ont encore.

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Le même soir, le Nancéien Arnaud Rebotini fera partie d’un line-up taillé pour faire décoller la foule. Dégaine de boucher sanguinaire ou de joueur de bowling échappé de The Big Lebowski, Rebotini est un homme de goût, sachez-le. Après avoir frayé avec des pionniers de la musique contemporaine, fondé le groupe de grunge-metal Black Strobe, il a décidé de dire non à la dictature du tout-ordinateur pour composer ses pistes entêtantes à l’aide de claviers vintage et d’autres trouvailles.

Parmi les autres têtes d’affiche de ce rendez-vous musical qui ne tombe jamais dans la facilité et qui ne mise pas sur la carte “grand public”, on retrouvera le Danois Trentemøller les New Yorkais de Blonde redhead ou encore le jeune Britannique Nathan Fake.

Quelques bonne surprises ne sont pas évidemment pas à exclure. Lors d’une interview donnée au site internet Music for your mind, Jean-Marie Sevain, directeur artistique du Festival Pantiero, a dit tout le bien qu’il pensait d’autres groupes programmés cette année, comme les kids de La Femme, biberonnés aux Beach boys et à la new wave 80’s, les horrifiquesZombie Zombieet les Américains Battles, que les spécialistes ont classé dans la catégorie… “math rock” (besoin d’uneexplication ?).

Trève de blabla : après les concerts, direction le Dadada, club cannois où l’after Pantiero vous attendra jusqu’à 5 heures.

Article précédemment publié sur hyperlocalnews.fr