Agoraphobes, s’abstenir. Pour tous les autres, une virée aux Plages électroniques est souvent synonyme de soirée réussie. Grâce à la qualité des bonshommes qui défilent derrière les platines. Et pour tout le reste aussi.

Teufeurs allumés, néo-bacheliers survoltés, nymphettes bien bustées. Sur le sable, le spectacle est toujours garanti. Chacun vit le festival à sa manière. Ceux qui décident de jouer les aventuriers, collés aux barrières, scotchés par les baffles XXL. Ceux qui se la jouent petits baigneurs, ceux qui ont enquillé les bouteilles de mélanges approximatifs stockés dans des bouteilles en plastique et qui auront oublié pas mal de choses le lendemain…

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Hier, ils étaient tous là. Contrairement à la semaine précédente, il était difficile de se frayer un chemin à travers l’immense foule, prise en mains par le Niçois Oniris bien avant le coucher du soleil. Alors que les retardataires continuaient à affluer, les surprenants dOP assuraient déjà la relève. Pas de doute, ce qui allait suivre allait être dantesque.

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Oizo et les animaux

Débardeur gris et collier d’os autour du cou, Popof s’emparait des machines, branchées directement sur le cerveau des milliers de personnes qui lui faisaient face. Il débutait un set sans concession, délicieusement brutal.

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Avec sa dégaine d’ours renfrogné et son visage fermé, Mr.Oizo ne prenait pas non plus la peine de ménager ses invités. D’entrée, il leur balançait « Positif ». Un titre où on peut entendre une voix synthétique dire « Vous êtes des animaux », « Vous allez tous crever » ou encore « Arrêtez de vous reproduire ».

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Il était déjà minuit et on venait de basculer dans un autre monde. Increvables, les kids de devant secouaient encore leur tête frénétiquement. Près de la mer, ça roucoulait sévère. Ambiance zouk love sur des beats énervés. Cocasse. Un peu plus loin, l’alcool et la chaleur font leur œuvre. Ça cherche à jouer des poings, rien de grave. « L’amour et la violence », aurait glissé le barbu Tellier.

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