C’est où ?

Dans le Vieil Antibes, à deux pas du marché provençal, pas si loin non plus des inoxydables pubs du boulevard d’Aguillon.

A dix mètres de notre point de chute, on trouve aussi Le Comptoir de la Tourraque, resto bien côté aux multiples distinctions affichées sur la devanture.

Pas très loin non plus de la boulangerie Veziano et de ses admirables pissaladières. Ça sent bon…

Pourquoi on y va ?

Parce qu’on a dû passer des centaines de fois à proximité du Bistrot du coin, sans jamais vraiment le remarquer. C’est qu’ici, on ne fait pas dans le clinquant.

Des plats inscrits sur une ardoise, un store involontairement vintage, des chaises en bois et des murs de pierre : Pas question de venir ici pour de faux semblants ou pour abreuver son compte Instagram de clichés #SoTrendy. D’ailleurs, on ne trouve qu’une photo prise ici sur le réseau social.

https://www.instagram.com/p/BZZmOOkFQ91/?taken-at=753677104818375

En revanche, il paraît qu’à table, il y a de quoi se faire plaisir… Le concept ? Pas facile à résumer. Disons que l’on peut déguster des tapas aux origines diverses, en s’appuyant sur des fondations de qualité. En l’occurence, de la charcuterie et des fromages corses.

Pourquoi on revient ?

Parce que la promesse est tenue, tiens ! Tout ce que l’on a pu goûter était savoureux. C’est simple, avec trois autres complices, on a presque fait le Grand chelem, en prenant une portion de tout ce qui se trouvait sur la carte du moment.

Le pincho d’oignons caramélisés avec son brie étalé sur du pain au noix fond comme un bonbon.

La tortilla et les rillettes de thon disparaissent aussi vite que les verres de Pietra. La cochonaille de l’île de Beauté vaut le détour, tout comme les plaisirs lactés (et corsés) qui l’accompagnent.

L’assiette végétarienne (houmous, tomates séchées, caviar d’aubergine, légumes croquants, halloumi grillé), parfois considérée comme un lot de consolation pour celui ou celle qui ne touche pas au reste, fait office de bonne surprise.

Constat identique concernant l’assortiment de desserts, bien plus coquin et copieux que son cousin arnaqueur, j’ai nommé le « café gourmand ».

Dans cette petite et étonnante enclave où résonne parfois de l’afrobeat ou du funk, gérée par un Antibois aux racines corses et sa compagne canadienne, on se sent dépaysés et choyés.

L’addition

Elle est loin de s’envoler, malgré l’appétit sérieux des convives. Autant dire que certains pourraient en faire leur QG sans faire criser leur banquier.

Le duo charcuterie/fromage à 16 euros pose déjà les bases d’un gueuleton copieux. L’assiette végétarienne est à 10 euros, les rillettes de thon au curcuma à 7 euros, les pinchos à 3 euros, la part de tortilla à 4 euros.

L’assortiment de dessert est facturé 6 euros. Le même prix que la pinte de Pietra, légèrement plus chère que sa « frangine » blonde, la Serena (5 euros).

Infos pratiques

Le Bistrot du coin – 7, rue de la Pompe – 06600 Antibes

Téléphone : 07.81.71.23.05. – Page Facebook