C’est de saison : on arrive en fin d’année et certains d’entre vous n’ont toujours pas commencé leurs emplettes de Noël. C’est un peu notre jour de bonté, alors on a décidé de vous recommander un ouvrage qui se transformera peut-être en très bonne idée de cadeau pour un amateur de musique à l’esprit éclectique.

Le présent « magique », c’est donc cette réédition d’un BD qui s’appelle « Le Chant de la machine », aux Editions Allia. Elle est signée David Blot pour les textes et Matthias Cousin pour les dessins.

L’ouvrage est sorti pour la première fois en 2000, il raconte en fait 50 ans de musiques électroniques, de la house à la techno en passant par la new wave. Evidemment, c’est l’occasion de dériver vers bien d’autres styles et de mesurer l’importance de la musique afro-américaine (soul, r’n’b, hip-hop, etc.) dans les différents pans

Cette édition est préfacée par Daft Punk et elle se dévore sans peine. On remonte aux origines des différents styles avec de grands témoins. On passe des clubs gays de Manhattan aux ghettos noirs de Chicago, des plages d’Ibiza aux usines de Manchester pour arriver aux prémices de la French Touch.

C’est érudit sans être pompeux, c’est curieux et passionné. Même pour une personne a priori réfractaire à la musique électronique (impossible à catégoriser si simplement), « Le Chant de la machine » offrira un bon moment de lecture. Et lui permettra certainement de comprendre pourquoi tout cela est bien plus que « du bruit ».

« Le Chant de la machine », par David Blot (scénario) et Matthias Cousin (dessin) – Editions Allia – 224 pages – 20 euros