1. Bizarre cooking accident

C’est qui ceux-là ?
Pour trouver la réponse, on est allé jeter un oeil du côté de Myspace. Derrière cette appellation qui fait penser à un attentat patissier ou à une blanquette de veau flinguée par Cyril Lignac en direct sur M6 (très moche, avec du violet partout sur les murs. Ah non, ça c’est Valérie Damidot…), on trouve un groupe niçois. De passage vendredi 20 mai auVolume, il compte quatre membres qui versent dans le “garage-soul-psychédélique”. A première vue, le mélange a quand même l’air un brin “stoufa gari”.
Avec “Ma Dalton” au chant, Charles “Dr Luckiatt” derrière l’orgue Hammond, Bernie Spector à la basse, Alex “Beatman” à la batterie et Jean-Marc “The Fireman” à la guitare, la recette prend des notes sixties. On n’a pas poussé l’investigation plus loin, mais l’affaire semble embarquer une bande de potes qui veut montrer à sa progéniture qu’elle en a encore sous la semelle et que c’est dans les vieux tubes qu’on fait la meilleure soupe.

Et c’est comment, ce truc-là?
Assez écoutable, à conditions de bien savoir vers quoi on s’aventure. L’ensemble est totalement vintage, presque sorti d’un vieux juke-box qu’on aurait secoué pour danser gratis. Ca sent les échappées belles sur des routes désertes, les cheesburgers engloutis au dinner et les pubs pour le dernier frigo révolutionnaire qui changera votre vie.

 

2. Popof

C’est qui celui-là ?
Oui, bon ok, on a un peu triché. Un groupe est, en général, composé de plus d’une personne. On vous l’accorde. Mais quand même : choisir un blaze qui fleur bon le nageur bodybuldé ou le cosmonaute de l’ex-URSS, il faut être plusieurs dans sa tête…
Notre Popof, donc, est le genre de gars qui filerait la frousse à tout bon fidèle du JT de Jean-Pierre Pernault qui se respecte. Son CV ? Une fiche de police pour la France qui se lève tôt. DJ, membre du mouvement rave, d’origine bulgare, il a longtemps donné dans les free parties (avec les méchants sales punks à chien qui squattent les champs, quoi) avec le groupe Heretik. Membre de la scène electro underground depuis pas loin de 15 ans, il mixera à Acropolis, salle Méditerranée, samedi 21 mai. L’affiche de l’événement a beau être un crime contre le graphisme, le concept a l’air plutôt sympa. Dans une ville (que dis-je, une future métropole) un brin somnolente, la “soirée” We Love Music démarrera dès… 13 heures. Data, Das Glow et quelques autres y côtoieront des DJs de la scène locale.

Et c’est comment ce truc-là ?
Plutôt très bon, dans le genre techno minimal. D’une bouillie à peu près indigeste (genre Martin Solveig), notre gaillard parvient à extirper des remixes dantesques. Quand il compose, ce n’est pas mal non plus…

3. Toxxic toyz

C’est qui ceux-là ?
Une fois encore, on s’est dit que Myspace avait de beaux jours devant lui. Totalement ringardisé par de nombreux réseaux sociaux, le site aura toujours une raison d’être. Au fil des années, il est devenu les Pages jaunes des zikos inconnus au bataillon. On imagine déjà leurs fans hardcore nous souhaiter de rôtir en enfer en découvrant ces lignes. Derrière ce nom, Toxxic Toys, qui aurait achevé Maître Capello une deuxième fois (deux xx, un z : ça fait vraiment plus cool comme ça ?), on ne savait pas qui on allait trouver. Un fabricants de jouets Made in China, avec les yeux des poupées qui s’arrachent et des nounours qui filent des allergies ? Une marque de vibromasseurs contagieux ?
Que nenni. Toxxic Toyz, que pourrez voir samedi 21 mai au Volume , envoie du bois. Du metal, même. Avec toute la panoplie qui faisait fureur au mitan des années 80, guitares-mitrailleuses et crinières filasse incluses.
Quand à ce fameux nom, Arvi, l’un des membres du groupe, assure avoir voulu choisir quelque à la fois “fun et méchant”. Voilà.

 Et c’est comment ce truc-là ?
Ca te vrille les tympans et ça t’arrache ton slip, si tu en portes un. Pour la finesse et l’originalité, circulez y’a rien à voir. Mais si vous savez à quoi vous attendre et que vous déchirez tout à Guitar hero, vous savez quoi faire samedi.