Les jours raccourcissent, les couches de vêtements ne vont pas tarder à s’empiler. Ce n’est pas une raison pour se terrer dans sa tanière durant tout l’automne. Ça tombe bien, Nice Music Live devrait vous donner plusieurs occasions de mettre le nez dehors ces prochaines semaines.

Joris Delacroix et Sofian Rouge rallumeront le courant

Le 21 octobre, direction le Théâtre Lino Ventura pour la venue de Joris Delacroix. Chantre de l’electro esthétisante, tendance planante, l’Héraultais a fait son retour en juin dernier avec l’album Start the engine, après avoir disparu du paysage pendant quelque temps.

« J’ai vraiment essayé de proposer quelque chose d’assez libre qui va sur plusieurs terrains, tout en gardant une patte musicale. L’avenir me dira si c’est réussi, mais en tout cas j’ai pris énormément de plaisir à composer un album, ça m’avait manqué », expliquait Delacroix à Konbini au moment de présenter son nouveau bébé.

Le même soir, Sofian Rouge, l’un des poulains du label niçois Global warming, sera également de la partie. Sa techno cérébrale, aux sonorités évoquant parfois les films de science-fiction, fera office de belle entrée en matière.

José James, l’autre kid de Minneapolis

Comme Prince, José James vient du Minnesota. Comme Prince, il aime également porter des vestes flashy sur son torse nu. A bientôt 40 ans, le chanteur est évidemment encore loin d’avoir la même aura que l’icône disparue l’an dernier.

Pour autant, le garçon mérite d’être connu. Rendez-vous au Forum Nice Nord le 27 octobre pour découvrir les compositions polymorphes de José James, aussi à l’aise avec le hip-hop, le r’n’b, la soul et le jazz.

« J’essaye de me penser comme un artiste de performance, plus encore que comme un musicien. Je ne pourrais pas être heureux si je devais juste jouer de la musique dans un même endroit, ou juste enseigner. J’ai besoin de cette énergie. Si je reste une semaine sans monter sur scène, je commence à devenir fou », glissait-t-il en 2015 à Culturebox. Depuis, il n’a certainement rien perdu de sa fougue.

Mai Lan et Ma Saïsara, belles de nuit

Suzanne Vega, Sade, Kate Bush. Puis Lauryn Hill et Erykah Badu. Au lever, poste à fond, Mai Lan a toujours eu du bon son dans ses oreilles. Et elle a bien réussi à digérer toutes ces influences.

Sortie du bois un peu par hasard avec un titre barré, Gentiment je t’immole, réalisé en compagnie du collectif Kourtrajmé (emmené par son frère, Kim Chapiron), Mai Lan a ensuite collaboré avec Oxmo Puccino et M83.

A la fois douée pour tremper sa pop dans le sucre, elle sait aussi sortir les crocs, avec un flow proche du hip-hop. Avec l’album Vampire, sorti en mars dernier, la Franco-vietnamienne a pris plus d’ampleur. A confirmer le 25 novembre au Théâtre Lino-Ventura, où elle partagera l’affiche avec Talisco.

Une mention également pour Ma Saïsara. Le 4 novembre au Théâtre Lino-Ventura, elle ouvrira la voix au chanteur folk Tibz. Celle qui écrit et compose ses chansons offrira sonorités « organiques et chaleureuses », comme les définit le dossier de presse.

 

Le programme intégral des concerts regroupés sous la « marque » Nice Music Live est à retrouver ici.