Ce n’est pas la première fois qu’on évoque Ninety’s Story et ce n’est sans doute pas la dernière. Après avoir sorti leur premier EP baptisé Kikuyu, Guillaume et Florian ont hâte d’aller de l’avant, de conquérir de nouvelles terres avec leur electro-pop lumineuse.

Les Niçois, maintenant installés du côté de Bruxelles, ont pris le temps de nous en dire un peu plus sur leurs références, leur direction artistique, leurs « grands frères et sœurs » Hyphen Hyphen ou encore leurs envies pour les mois à venir. Entretien.

Votre EP est sorti en novembre dernier. Dans quel état d’esprit êtes-vous actuellement ?
On est tout d’abord très agréablement surpris de voir le nombre de personnes qui écoutent notre musique dans tant de villes du monde ! La création de cet EP a été très enrichissante, elle nous a permis de rencontrer et de collaborer avec le réalisateur Lionnel Buzac et le graphiste Hugo Elkaim. Mais aussi Louis Bénet (direction artistique), Cloé Bourguignon (dessinatrice), Greg Banas (animation du clip) et Alcibiade Cohen (photographe). 

Une question « pas facile » pour continuer. S’il fallait choisir le morceau dont vous êtes le plus fier, ce serait lequel et pourquoi ?
On pense que si on devait choisir un titre ce serait Kikuyu, le titre qui donne son nom à l’EP. C’est peut-être le morceau le plus spontané qu’on ait pu faire.

On l’a enregistré tard dans la nuit dans un studio à Salon-de-Provence, on a pris chacun nos instruments, on a commencé à jouer sans vraiment savoir ce que ça allait donner. Rapidement, on a trouvé ce riff puis les mélodies ont suivi. Le fait d’avoir créé ce morceau de cette manière lui donne une fraicheur et une part de naïveté qui nous plait bien ! 

On peut lire le nom de pas mal de groupes cités comme des influences pour vous sur le net. Quels seraient les plus marquants/pertinents selon vous ?
Daft Punk est un exemple pour nous, on a grandi avec Discovery dans les oreilles. Aujourd’hui, les voir collaborer avec d’immenses artistes comme The Weeknd, Julian Casablancas, Parcels et autres ne peut que nous inspirer.

Avec cet EP, vous apparaissez comme de nouvelles têtes à suivre. Pourtant, cela fait déjà quelques années que vous écumez les scènes et les tremplins régionaux. Qu’avez-vous appris pendant toute cette période ?
Le fait d’avoir rapidement joué sur pas mal de scènes de notre région, pour accompagner de grands noms comme Archive, Morcheeba, Christophe, The Avener et pleins d’autres, cela a été très formateur. Et c’est ce qui nous a permis de créer notre fan base. C’était un bon tremplin aussi pour accéder à d’autres scènes partout en France et en Belgique.

Ces derniers temps, les groupes français qui font de la pop ont tendance à chanter dans leur propre langue. C’est quelque chose qui vous passe par la tête ou que vous avez déjà tenté ?
Il ya quelques mois seulement, chanter dans notre langue natale ne nous avait jamais traversé l’esprit. Mais sur cet EP, on s’est brièvement ouvert au français sur le titre Don’t mind me. Pour la suite, vous aurez sans doute des surprises…

Outre The Avener et Feder, le groupe niçois qui occupe le devant de la scène se nomme Hyphen Hyphen. Détaillez-nous le lien qui vous unit…
Premièrement, Adam le guitariste de Hyphen Hyphen est le frère de Guillaume. Mais au delà de ça, on a eu l’occasion de partager la scène plusieurs fois avec eux. On leur fait souvent écouter nos titres en cours de création pour avoir des avis de « grands frères et sœurs ».

Le fait de les voir avancer vers le grand public sans faire trop de compromis vous inspire-t-il ?
Oui c’est sûr. L’été dernier, alors qu’on était en phase de composition pour l’EP, on s’est beaucoup remis en question sur la direction qu’on voulait prendre. Et assez naturellement, on est allé vers quelque chose de beaucoup plus pop. C’est cette musique qui nous touche le plus. 

Désormais, à quoi ressemble la vie quotidienne d’un duo comme le vôtre ? Vous avez décidé de vous consacrer à 100% à la musique ou vous conservez une activité « alimentaire » ?
On continue nos études, Guillaume est à la VUB (Vrije Universiteit Brussel) en master de communication et Florian est en licence au conservatoire. On habite ensemble en plein centre de Bruxelles. C’est là qu’on a installé notre « laboratoire », là où on répète et on crée nos morceaux.

On va zapper le passage sur les bonnes résolutions (que personne ne tient) pour vous demander ce que serait une année 2018 réussie pour vous…
Cette année a très bien commencé pour nous. On a fait notre entrée dans la playlist de Kitsuné, un label dont on est fan.

Maintenant, ce qu’on espère cette année, c’est jouer un maximum et réussir à toucher des pays anglo-saxons, l’Angleterre ou même les États-Unis.