Ce n’est ni le plus grand ni le plus cher, le plus prestigieux ou le plus clinquant. Mais en cinq ans, le festival des Nuits carrées à Antibes a su se faire une place de choix dans le calendrier estival. Au pied du Fort Carré (vous comprenez mieux le nom ?) et à un jet de pierre de la Grande bleue, on fait dans l’original, dans l’audacieux. Pendant deux jours, pas loin de 5 000 fans de musique ont pu le constater, une fois de plus.

Une dizaine d’artistes programmés, quasiment autant d’univers différents et de nombreuses raisons de tendre l’oreille. Pour leur cinquième anniversaire, les Nuits carréesavaient vu large. Comme toujours, il était conseillé de sortir des sentiers battus et des innombrables attentats sonores qui nous guettent pendant l’été. Que ce soit avec les rockeurs français de Syd matters, les MC’s de Milk, coffee and sugar, la nouvelle petite princesse de la soul, Andreya Triana, ou encore l’ancien DJ anglais Fink (notre photo), qui a depuis basculé dans la folk music, le public a voyagé, fait des découvertes, connu de nouvelles sensations.Et ça, c’est un peu la marque de fabrique d’un festival qui n’hésite jamais à prendre des risques. Pas par snobisme, uniquement par plaisir. Celui de créer des passerelles invisibles, de tenter des associations a priori improbables. Parfois, cela peut être un peu abrupt, déroutant. Mais toujours sincère. Cette année, les organisateurs avaient donné carte blanche à l’Anglais Majiker. Carte blanche rapidement transformée en atout majeur lors d’un week-end en or où l’on a également pu apprécier la maitrise de DJ Krushet de deux fondateurs du collectif The Herbaliser (signé sur le label Ninja tune) derrière les platines.
Dire que l’on attend la prochaine édition pourrait paraître affreusement convenu. Mais c’est tellement vrai…

Article publié précédemment sur hyperlocalnews.fr