Sans chercher à faire de l’ombre aux poids lourds du genre, les Nuits carrées ont su se faire une place de choix dans le paysage des festivals azuréens. Son credo ? De la bonne musique (ça sonne comme une évidence, mais c’est loin d’être la norme), une identité visuelle forte et un cadre dépaysant. Du côté de Label note, à l’origine de cet événement qui va fêter sa huitième édition, on cherche toujours à allier des pépites de la scène soul, electro ou encore hip hop, tout en laissant des talents en devenir se produire dans l’amphithéâtre du Fort Carré.

Jukebox champion et Saint-Michel pour ouvir le bal

Les 27 et 28 juin, pas moins de dix artistes se succéderont à Antibes, pour un total de 16 heures de live. En étant pragmatique, on notera que le rapport qualité-prix (un pass à 16 euros pour les deux soirs est disponible, tout comme des entrées pour une date à 10 euros) est plutôt pas mal. Le line-up ? Il compte quelques poids lourds, reconnus un peu partout, mais absents des radars « grand public ». Pour faire court, aux Nuits carrées, on écoute plus Radio Nova que Fun radio. En ouverture de l’épisode 2014, on pourra assister au live de Saint Michel, une bande de Versaillais qui verse dans la pop classieuse avec brio. Le combo franco-britannique Jukebox champion remuera la foule avec ses MPC et son stock de samples balayant tous les genres musicaux.

Les Belges de Balthazar amèneront un peu d’électricité avec leurs compositions aux tonalités « gainsbouriennes ». On fera également un détour par la Suisse avec la pop de Kadebostany, et on partira à la découverte des jumelles d’Isaya, des Aixoises éprises de folk.

DJ Kentaro, poids lourd du scratch

Le lendemain, les amateurs de hip hop seront particulièrement bien servis. Le gros morceau de la soirée se nommera DJ Kentaro. Signé sur le label Ninja tune, le Japonais affiche une dextérité impressionnante devant les platines, ce qui lui a permis de remporter le championnat du monde DMC en 2002. Loin de se contenter de justifier son surnom, le « seigneur du turntablism » aligne les morceaux aux accents electro, hip hop ou encore drum’n’bass.

Une touche old school est aussi à prévoir avec Lords of the underground,un trio originaire du New Jersey qui a roulé sa bosse depuis le début des années 90. Pas encore bons pour la retraite, le groupe autrefois produit par Marley Marl (qui a collaboré avec LL Cool J, Raekwon ou encore Busta Rhymes) est réputé pour ses lives énergiques. La touche-à-tout Elodie Rama, (plasticienne, styliste et donc chanteuse), sera également sur scène le samedi. Elle revendique une musique hybride et hors formats, où se croisent jazz, folk, soul, electronica et musiques caribéennes. Même esprit du côté des Anglais de Submotion orchestra. « Submotion Orchestra, c’est cette envie d’aller vers une mixité des genres, improbable de prime abord, mais tellement créative au final. Une fusion subtile de rythmiques nu-jazz et d’accents dub/dubstep qui s’entremêlent à merveille », peut-on lire sur le site des Nuits carrées. Les trois Danois de Sweatshop complèteront le programme. Toujours selon le site de la manifestation, le groupe fera le bonheur des adeptes de groove puissant.


Responsable de l’identité visuelle du festival depuis son origine, le graphiste marseillais Tabas bénéficiera d’une carte blanche à l’occasion de l’édition 2014. Plus d’infos sur le site des Nuits carrées ou sur la page Facebook de l’événement.